Investir en bourse… pour le plaisir

Investir en bourse

Investir en bourse, ça craint autant qu’investir à Aubervilliers non ? Depuis 1999, les marchés sont agités et traînent une mauvaise réputation, liée au day trading, à la bulle internet, aux scandales de type ENRON… et bien sûr aux subprimes, emprunts toxiques notés AAA alors qu’ils ne valaient rien.

Toute cette mentalité spéculative fait perdre de vue l’intérêt initial de la Bourse : associer des porteurs au projet d’une entreprise, dans le long terme. On choisit une entreprise dans laquelle on croit, on la soutient 10, 20 ou 30 ans et on s’assure d’une belle retraite.

Depuis un peu plus d’un an, je conseille un ami sur la gestion de son portefeuille. En effet, la gestion de sa banque se soldait par un -6 400€ sur 10 ans (3 600€ contre 10 000€ au départ). L’argent était investi sur des fonds qui contenaient surtout l’action de la banque et servaient à soutenir son cours en toute logique. Par ailleurs, outre un droit d’entrée à la base, des frais de gestion étaient prélevés chaque année.

Bref, il était légitime d’avoir des doutes sur les capacités des gestionnaires. Pouvions-nous faire mieux en gérant le portefeuille directement ?

Je précise tout d’abord que placer 3 600€ en bourse, c’est « pour le fun ». Mieux vaut d’abord compléter ses livrets et son assurance vie. Mais mon ami ne souhaitait pas rester sur une « défaite » et voulait combattre le mal par le mal.

La stratégie a donc été la suivante :

– gestion directe par internet.

– achat de nombreuses lignes pour diversifier le risque, les frais de courtage initiaux étant remboursés.

– diversification par le nombre mais aussi par secteur idéalement.

– pour le choix final de l’entreprise : ratios/consensus des analystes.

– … mixés avec l’historique des dividendes.

(Idéalement, une diversification Europe/Monde est aussi appréciable).

Pour un départ vers le 15 octobre 2011, cela a donné :

Port-bourso.png

Le résultat est équilibré… comme le choix d’actions à la base. Les résultats sont plutôt bons… sauf dans le secteur de l’énergie avec GDF Suez et EDF.

La plus-value peut sembler modérée compte-tenu de l’aléa :

-value.png

Sauf que l’intérêt principal des actions pour un vil capitaliste, ce sont les dividendes. Sur les 3 600€ de départ, 3 500€ environ sont convertis en actions. Reste 100€ de trésorerie, qui couvrait les frais de courtage le temps de leur remboursement. Nous réalisons depuis 200€ de plus-value, mais le total du compte monte à 4 000€… soit 200€ de dividendes reçus. Au final, nous réalisons sur 15 mois, une performance de 11%.

Rien d’exceptionnel pour nombre de financiers, la période étant favorable. Warren Buffet avait prévenu qu’il comptait beaucoup acheté en ce moment ! Mais quel plaisir d’être (un peu plus) maître de son destin et de battre les taux livrets/assurance vie.

Que faire d’EDF et de GDF Suez et des lignes en rouge ? « Tant qu’on n’a pas vendu, on a rien perdu ». On possède toujours le même nombre d’actions. L’unique question doit rester : quelles sont les perspectives ? Si elles restent correctes, aucune raison de s’en aller… On en reparle dans 10 ans. La bourse sur 1 ans, 2 ans etc, ça n’a pas de sens. Sauf pour les spéculateurs.

Que faire aussi des dividendes ? De la trésorerie qui ne rapporte rien c’est triste. Attendons qu’elle grossisse un peu pour choisir une nouvelle ligne ! Sans doute l’objet d’un prochain article…

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