Krach immobilier pour bientôt ?

KRACH... immobilier

Le dernier éditorial de Pierre-Antoine Delhommais sur Le Point.fr s’intitule « En attendant le krach immobilier« . Si l’article est bien documenté en chiffres, leur analyse manque parfois un peu de recul.

– Ce n’est pas parce qu’un marché a augmenté qu’il va forcément baisser. Il vaut mieux chercher si cette hausse est en phase avec d’autres indicateurs : démographie, salaires…

– D’autant qu’il explique lui-même que les ouvriers ne représentent plus que de 18,5% des parisiens. Donc Paris attire une certaine élite en terme de revenus. Donc il est normal que les prix flamblent.

– Plus loin, il parle des « bulles spéculatives » : mais justement, s’il y a pénurie de logements et attrait de haut revenus, cela ne rentre pas dans le cadre d’une spéculation. Il est juste très difficile de se loger sur Paris , comme dans d’autres grandes villes.

– Si les prix baissent, ils baisseront justement dans les zones où le logement est accessible, là où la concurrence des biens à vendre fera que certains ne se vendront pas et verront leur prix baisser.

– Il n’y pas en France, à mon sens, de « déni de la bulle immobilière ». Il suffit de voir le nombre d’articles qui prédisent un krach depuis 2004 lorsque je rédigeais mon mémoire… A force de crier au krach, il y a bien un jour où l’on a un peu raison.

–  Ce n’est pas parce que les marchés immobiliers étrangers baissent que le marché français va nécessairement baisser. Encore une fois, il faut se référer aux indicateurs économiques et nuancer selon la localisation.

– D’ailleurs je suis le premier à confirmer l’existence d’une bulle (voir mon article du 22 janvier). Mais, même si les prix sont surcotés de 35% en France par rapport aux revenus d’après The Economist, cela ne veut pas dire que tous les biens baisseront de ce prix. Les biens sans défaut sur Paris progresseront légèrement tandis que les invendables de province perdront 50%. Sa conclusion du studio parisien perdant 35% et passant de 250 000 à 162 500€, je n’y adhère donc pas !

– Au sein d’un pays, il n’y a pas UN marché mais DES marchés immobiliers, selon la région, la ville, le quartier… J’attends de voir baisser les maisons bord de mer à Sainte-Marine (Sud Finistère). L’une d’elles vient de partir pour 1 300 000€ en 2012. EN tant que négociateur, j’en ai « vendu » une moins bien située… DANS LA JOURNEE ! C’est la crise, t’inquiète.

– Sur le fond, une question essentielle : si vous êtes propriétaire d’un bien pour un projet à long terme, en quoi les cours du marché immobilier vous concernent ? Sur 20 ans, vous vous y retrouverez toujours, que ce soit en habitation principale ou en investissement locatif.

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