Que faire de son argent : les bases

Le plus important est d’utiliser son argent en fonction de ses PROJETS.

Quel sont vos projets à court, moyen et long terme ?

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1/ Je n’en ai pas (encore) ?

Pas de souci ! Vous n’êtes pas le seul. La première étape est alors de trouver ce qui compte vraiment dans votre vie, de construire « une échelle de valeur ».

Je vous recommande la vidéo du maître en la matière, proteus42222, philiosphe québecois de youtube.

A la question du bonheur, des décisions à prendre (et donc des projets à mener), il apporte une réponse fondée sur la logique.

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2/ J’ai plein de projets.

Vous vous rendrez compte que parmi ces projets, certains sont réalisables à court terme (moins de 3 ans), à moyen terme (entre 3 et 7 ans) ou à long terme (8 ans et plus).

Eh bien cela tombe bien, car une banque, n’importe où dans le monde, offre trois types de placements selon ces horizons :

a) le monétaire.

Les Etats, les banques etc se prêtent à court terme, à faible taux; c’est le marché de la monnaie : rendement autour de 2% mais l’argent reste disponible. Exemple : livret A, Codevi, CEL…

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b) L’obligataire.

Les Etats, les banques mais aussi les entreprises se prêtent à moyen terme. Exemple : l’Etat français émet une obligation de 500€ à 4%/an sur 5 ans. Vous en prenez 4 pour 2 000€. Cet argent est théoriquement « bloqué » pendant 5 ans. Sauf que vous pouvez vendre l’obligation au lieu de récupérer l’argent directement.

Si nous prenons une entreprise moins connue, moins bien notée, le risque de remboursement est théoriquement plus élevé que l’Etat français : pour attirer des investisseurs ou des épargnants, l’entreprise va devoir offrir un rendement plus significatif, 7% par exemple.

Lorsque vous souscrivez une assurance-vie en euros auprès de votre banque, c’est-à-dire avec un taux minimal garanti, vous achetez une enveloppe fiscale. Les gestionnaires derrière cette enveloppe vont alors faire leur marché d’obligations : tels Etats à 3, 4 et 5%, telles entreprises à 6, 7 ou 8%… Une fois leurs frais prélevés, ils vont garantissent du 4% par exemple.

La plupart des banques pratiquent un droit d’entrée de 4% environ sur les sommes versées. SI vous placez 10 000€, la première année, vous obtenez réellement 10 000€ – 400€ de droits d’entrée = 9 600€ placés à 4% soit 9 984€. Ce n’est que les années suivantes que votre argent commence à rapporter. Depuis l’ère internet, les contrats à 0% de droits d’entrée se multiplient et il est donc souvent possible de négocier ce droit auprès de votre banque.

Même lorsque vous souscrivez un contrat d’assurance-vie, l’argent n’est pas réellement bloqué : vous subissez par contre une imposition plus élevée sur vos gains si vous faites un retrait avant 8 ans.

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c) Les actions.

Comme pour les obligations, vous pouvez prendre des actions en direct, au sein d’une enveloppe fiscale (PEA) ou par le biais d’un fonds (FCP, SICAV) qui prélève aussi ses frais et parfois même un droit d’entrée.

Comme la performance d’une action dépend des résultats de l’entreprise, le rendement est aléatoire. Le niveau de risque est donc très élevé.

Cela dit, acheter une action, ce n’est pas seulement gagner selon le cours de l’action, c’est aussi bénéficier de dividendes chaque année, c’est-à-dire d’une fraction des bénéfices de l’entreprise. Ainsi, même si le cours de l’action baisse ou reste stable, vous pouvez tout de même gagner de l’argent.

Deux remarques :

– il faut une nature très particulière pour accepter de perdre parfois de l’argent sur un placement : ce n’est donc pas pour tout le monde.

– vu la « crise mondiale », un premier réflexe serait d’éviter tout achat d’actions. Or c’est quand l’économie est au plus bas qu’on fait les meilleures affaires (dixit Warren Buffet : « Soyez craintif quand les autres sont avides. Soyez avide quand les autres sont craintifs« .

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3/ Que faire de son épargne salariale ?

Où que soit située votre entreprise, si vous bénéficiez d’une épargne salariale, vous aurez le choix entre la placer sur de l’obligataire ou des actions.

A vous de voir selon vos projets bien sûr, le nombre d’années où l’argent reste bloqué, les conditions de retrait… et votre goût du risque.

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4/ Quelques règles de bon sens.

Même si votre projet est d’acheter une villa près de la mer pour votre retraite, il est prudent de garder une somme disponible en cas de panne de voiture. Il est aussi prudent de garder quelques fonds au cas où Junior, qui passe son bac cette année, poursuive jusqu’au doctorat au lieu du simple BTS prévu.

Donc :

– d’abord remplir un livret,

– puis une assurance vie,

– avant de penser aux actions !

Par ailleurs, gardez toujours en tête la répartition de votre patrimoine; avoir 95% de monétaire, c’est perdre de l’argent qui pourrait sans doute être mieux placé.

Avoir 95% d’immobilier, c’est prendre le risque de manquer de cash en cas d’imprévu.

Il n’a pas de répartition idéale entre monétaire, obligataire, actions et immobilier par exemple. A vous d’adapter cette répartition selon votre style de vie et vos projets !

1 commentaire sur “Que faire de son argent : les bases”

  1. Merci pour les conseils. Cependant, il y a comme un petit souci avec la vidéo. Elle n’est plus disponible ! 🙁 À quelle autre adresse peut-on la retrouver s’il te plait ?

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